Objectifs pédagogiques

Les principaux objectifs de ce sujet de travaux pratiques sont :

  • d'apprendre à installer sur un poste de travail à système Windows un deuxième système d'exploitation de type Linux pour obtenir une machine dite à « double boot » ;
  • de découvrir ce faisant divers aspects des machines – disques durs et partitions, image système, clef USB de démarrage… ;
  • de configurer le bureau en vue d'une utilisation professionnelle pour le développement informatique (programmation, réseau, etc.).

Pour effectuer toutes les manipulations demandées, seuls des connaissances générales d'informatique sont requises. Aucune étude préalable des chapitres du module n'est nécessaire.

Mise en situation

Le système à installer est la distribution Linux Mint W avec le bureau Cinnamon W. Ce choix est principalement motivé par les similarités que ce bureau présente avec l'interface utilisateur des systèmes Windows :

  • la barre de tâche en bas de l'écran par défaut, avec zone d'accès rapide à droite et menu démarrer à gauche ;
  • l'explorateur de fichiers avec panneau latéral gauche de navigation ;
  • de nombreux utilitaires classiques – moniteur système, table des caractères, calculatrice, capture d'écran – intégrés par défaut.

En outre, la prise en main de Linux Mint / Cinnamon est très simple. De nombreux aspects sont contrôlables par interface graphique : installation des logiciels (logithèque), configuration réseau, etc. C'est donc une distribution particulièrement bien adaptée pour des débutants familiers de Windows.

La procédure d'installation proposée est conçue dans le contexte d'une salle de travaux pratiques d'informatique réservée à la STS CIEL‑IR au lycée Jules Ferry de Versailles.

  • Elle opère sur des postes de travail de type « PC tour » équipés de deux disques durs (un par système d'exploitation). Une telle configuration facilite tant l'installation que la maintenance de la machine.
  • Les postes sont reliés à l'Internet via le réseau du lycée et son serveur proxy académique, administrée par la DSI de la région Île‑de‑France, qui filtre les accès demandés. Depuis janvier 2023, il s'agit d'un proxy transparent (cf. chap. R1‑I ) qui ne nécessite pas de configuration spéciale du poste de travail . Il peut toutefois poser des problèmes de refus d'accès à certains sites de dépôt de composants logiciels. Le cas échéant, il faut bien évidemment les signaler à l'enseignant.

Cette procédure peut être appliquée dans un autre contexte – notamment pour une installation sur un ordinateur personnel – moyennant des adaptations nécessaires signalées par l'icône ci‑contre. Dans un tel cas, il est vivement recommandé de procéder à une sauvegarde préalable des fichiers sur un disque dur externe ou toute autre solution de secours en cas d'échec.

En complément, on pourra s'appuyer sur la vidéo réalisée par Adrien D. sur sa chaîne YouTube Adrien Linuxtricks Y.

Par ailleurs, une vidéo réalisée par Christopher Barnatt sur sa chaîne YouTube Explaining Computers Y montre d'autres approches possibles avec démarrage prioritaire sur l'un des deux systèmes (au choix) sans recours au GRUB (grand unified boot‑loader – cf. infra ).

Le travail demandé est à effectuer en binôme sur un seul poste de travail, dit « poste opératoire ».

Un deuxième poste de travail, dit « poste support » est mis à disposition uniquement pour lire le sujet et consulter de la documentation en ligne durant toute la procédure, y compris quant le premier poste est en cours d'installation. Mais il faut veiller à ne pas intervenir sur le système de ce deuxième poste.

Travail demandé

La procédure d'installation est décrite point par point en détails ci‑après. Sauf imprévu, il n'est pas nécessaire – et même vivement déconseillé – de chercher une solution alternative sur l'Internet.

Mais l'exécution de cette procédure requiert une grande vigilance. Un mauvais choix ou une confusion peut supprimer ou rendre le système Windows du poste de travail inutilisable –  avec à la clef la nécessité de racheter une licence pour le réinstaller. Lorsqu'une opération ne donne pas le résultat attendu, ou même simplement en cas de doute, il est vivement recommandé d'appeler l'enseignant et de ne pas improviser une alternative.

  1. Préparation du disque dur pour le nouveau système
    1. Démarrer sous Windows le poste opératoire sur lequel le nouveau système Linux Mint sera installé. Pour gagner du temps, on peut démarrer aussi le poste support, mais sous Linux.
    2. Le poste étant déjà installé en double boot, il affiche très rapidement en mode terminal (texte sur écran noir) le menu du GRUB – pour GNU GRand Unified Bootloader W. Sélectionner alors le Windows boot manager (3e choix) avec les touches de flèches du clavier.
      Une fois que le système Windows est lancé, se connecter en tant qu’administrateur local avec les identifiants donnés par votre enseignant. Ne pas se connecter au réseau pédagogique avec ses propres identifiants, car sans droits d'administration.
    3. En tout premier lieu, dès lors que l'accès Internet de l'établissement est contrôlé par un serveur proxy transparent (cf. supra ), il faut s'assurer que la configuration IP ne fait pas appel à un serveur proxy explicite. Pour cela :
      • Saisir le mot‑clef « proxy » dans la barre de recherche à côté du menu Démarrer. Sélectionner le 1er choix  Paramètres du proxy.
      • Vérifier que l'option Pas de proxy est bien celle qui est choisie (sinon, faire ce choix).
      Avec le navigateur Firefox, il est également nécessaire de vérifier que les paramètres réseaux n'imposent pas une adresse IP spécifique de serveur proxy. Pour cela :
      • Dans le menu accessible via le « burger‑button » en haut à gauche de la fenêtre du navigateur, choisir la commande Paramètres puis tout en bas de la page, cliquer sur le bouton Paramètres….
      • Là encore, vérifier que la 1e option Pas de proxy est bien celle qui est choisie.
    4. Faire un clic‑droit sur le menu Démarrer (tout en bas à gauche du bureau) et sélectionner la fonctionnalité Gestion des disques.
    5. Dans la fenêtre (cf. la capture d'écran ci‑dessous), repérer visuellement le disque occupé par le système Windows : il comporte une partition NTFS W étiquetée HDD (C:). Ce disque ne doit pas être modifié. En cas de doute, appeler l'enseignant, car toute confusion aurait des conséquences fâcheuses ! (cf. le paragraphe encadré bleu supra .)
      Sélectionner l'autre disque, faire un clic‑droit sur chacune de ses partitions et sélectionner la fonctionnalité Supprimer le volume. On obtient alors en principe un volume non alloué d'au moins 70 Go comme sur la capture d'écran ci‑dessous (typiquement 150, 240 ou 490 Go selon la capacité du disque).
      Sur un ordinateur personnel, si l'on ne dispose pas d’un disque séparé pour installer Linux, il faut dégager une partition de 70 Go minimum sur le même disque que celui où est installé Windows. Pour cela, il faut éventuellement réduire le volume des autres partitions – cf. la vidéo Y pour plus de détails.
  2. Préparation de la clef de démarrage du nouveau système
  3. Ces opérations sont plus facilement exécutables sur un poste de travail Linux que Windows. C'est pourquoi il est conseillé de démarrer de les effectuer poste support (démarré sous Linux).
    1. Récupérer l'image iso du système Linux Mint / Cinnamon fournie par l'enseignant sur clef USB (pour minimiser le volume de téléchargement en séance de TP) et la copier sur le disque dur du poste support dans le répertoire Téléchargements.
    2. Sur le site de téléchargement officiel de Linux Mint , récupérer :
      • la somme de contrôle d'intégrité SHA‑256 (secure hash algorithm ) de l'image iso après téléchargement ;
      • la signature numérique d'authenticité GPG (GNU privacy guard ) de la somme de contrôle mentionnée supra.
      Pour cela, faire un clic‑droit sur les boutons respectifs sha256sum.txt et sha256sum.txt.gpg en choisissant à chaque fois l'option :
      enregistrer la cible du lien sous…
      Sur un ordinateur personnel, il suffit de télécharger l'image sur la page web  qui propose en premier choix la dernière version stable. Des images avec un bureau différent – MATE W et Xfce W – sont également disponibles pour des machines dont la configuration matérielle est faible.
    3. Sur une machine Linux, dans le répertoire de téléchargement, procéder au contrôle d'intégrité et d'authenticité en ouvrant un terminal de commandes en lignes (Bash) puis en suivant les étapes ci‑dessous (cf. cette page web pour plus de détails ).
      • Pour le contrôle d'authenticité, commencer par importer la clef de signature de Linux Mint à l'aide de la commande gpg (GNU privacy guard W) qui est disponible par défaut :
      • 		
        gpg --keyserver hkp://keys.openpgp.org:80 --recv-key 27DEB15644C6B3CF3BD7D291300F846BA25BAE09
        Procéder alors à la vérification d'authenticité de la somme de contrôle d'intégrité :
        		
        gpg --verify sha256sum.txt.gpg sha256sum.txt
      • Pour le contrôle d'intégrité, commencer par générer la somme contrôle de l'image iso téléchargée (saisir son nom dans la commande ci‑dessous), la somme calculée étant ici redirigée dans un fichier (sha256sum_to_be_checked) :
      • 		
        sha256sum -biso_téléchargée> sha256sum_to_be_checked
        (Patience : L'image iso étant un fichier volumineux – plusieurs Go – cette opération prend au moins une dizaine de secondes.)
        Comparer visuellement les deux sommes à l'aide de la commande cat . Que remarque‑t‑on ?
        Procéder alors à la vérification formelle d'intégrité en comparant les deux sommes (la première ligne de chaque fichier uniquement) à l'aide de la commande diff  :
        		
        diff -s <(head -n 1 sha256sum.txt) <(head -n 1 sha256sum_to_be_checked)

      Avec une version récente de Linux Mint, il est très facile d'effectuer ces opérations de contrôle avec l'utilitaire Créateur de clef USB (cf. infra ), en cliquant d'abord sur le bouton Vérifier.

      Une fenêtre dédiée s'ouvre et lance automatiquement la génération de la somme de contrôle. Lorsque ce calcul est terminé (il faut quelques secondes), le bouton Vérifier devient actif et il suffit de cliquer dessus. La réponse est alors instantanée.

      Sur une machine Windows (cf. ce tutoriel pour plus de détails ), la commande gpg n'est pas disponible par défaut donc il est nécessaire de l'installer préalablement. Pour cela, précéder selon les étapes suivantes :
      • Naviguer sur la page de téléchargement de GnuPG  et, à la section GnuPG Binary releases, cliquer sur le lien download de l'installateur simple (cf. la capture d'écran ci‑dessous).
      • Installer l'utilitaire GnuPG en double‑cliquant sur l'icône de l'installateur téléchargé et en validant toutes les demandes de la fenêtre de dialogue.
      Ensuite, la procédure est similaire à celle exposée supra, sachant qu'on utilise ici l'invite de commande et non pas avec un terminal Power Shell.
      • Pour le contrôle d'authenticité, les commandes sont exactement les mêmes que précédemment :
      • 		
        gpg --keyserver hkps://keyserver.ubuntu.com:443 --recv-key "27DE B156 44C6 B3CF 3BD7 D291 300F 846B A25B AE09"
        gpg --verify sha256sum.txt.gpg sha256sum.txt
      • En revanche, pour le contrôle d'intégrité, la syntaxe des commandes est différente. On commence par générer la somme de contrôle :
      • 		
        CertUtil -hashfileiso_téléchargéeSHA256
      • Ensuite, le plus simple consiste à comparer visuellement la deuxième ligne de l'affichage obtenu avec la première ligne de la somme de contrôle téléchargée, qu'on affiche par la commande ci‑dessous :
      • 		
        type sha256sum.txt
        En principe, il suffit de vérifier les premiers et les derniers octets de ces deux lignes, car en cas de défaut d'intégrité, il y aurait toutes les chances qu'elles soient complètement différentes.
    4. Avec le lecteur USB et la carte MicroSD fournis, créer une clef de démarrage système (bootable) en exécutant la procédure suivante :
      • Insérer la carte dans le lecteur puis la brancher sur un port USB 3.0 du poste support. Vérifier que son volume apparaît bien dans l'explorateur de fichiers. (Inutile de vider son contenu, la carte sera automatiquement formatée durant la procédure.)
      • Sur un ordinateur personnel, il faut disposer d'une clef USB ou tout autre dispositif équivalent ayant un volume mémoire d'au moins 4 Go.
        Retirer toute autre clef USB du poste de travail qui serait éventuellement branchée pour éviter une confusion dans l'identification des volumes et risquer de perdre le contenu de cette clef.
      • Sur un poste de travail Linux, on trouve le plus souvent un utilitaire de gravage déjà installé, comme par exemple le Créateur de clef USB (cf. icône ci‑contre, accessible depuis le menu principal) dont l'usage est très simple. Il suffit juste de renseigner les chemins d'accès :
        • au fichier .iso de l'image système Linux à graver ;
        • au périphérique USB sur laquelle la clef de démarrage doit être gravée (le lecteur et sa carte MicroSD fournis).
        Sur poste de travail Windows, télécharger et installer un utilitaire de gravage de clef de démarrage comme Rufus, disponible au lien suivant .
        Avec ce logiciel :
        • sélectionner le périphérique USB sur lequel la clef de démarrage sera gravée, donc le lecteur et sa carte MicroSD fournis.
        • sélectionner comme type de démarrage l'image système Linux précédemment obtenue ;
        • laisser tous les autres paramètres par défaut, comme indiqué sur la capture d'écran ci‑contre et démarrer la procédure, en acceptant toutes les éventuelles recommandations supplémentaires.
        Cette procédure prend plusieurs minutes. Une fois terminée, ne pas retirer le lecteur du poste de travail. Il doit être laissé sur le poste jusqu'à la fin de la procédure d'installation.
  4. Démarrage sur clef USB
    1. Redémarrer le poste opératoire avec le lecteur et sa carte MicroSD branchée sur un port USB 3, tout en effectuant des appuis répétitifs sur la touche F9 du clavier. Cette opération lance le micrologiciel de démarrage appelé UEFI W – unified extensible firmware interface.
    2. Dans le menu UEFI Boot Sources, sélectionner la clef de démarrage, le plus souvent désignée par Generic Device… et valider en tapant sur la touche entrée. Le poste opératoire affiche démarre en mode terminal et affiche très rapidement le menu du GRUB (cf. supra ). Laisser le premier choix :
      Start Linux Mint Cinnamon…
      et valider en tapant sur la touche Entrée.
      La machine charge alors en mémoire le système Linux Mint gravé sur la carte MicroSD. Après quelques messages d'erreurs éventuels – à ignorer – on doit obtenir l'affichage du bureau Cinnamon comme sur la capture d'écran ci‑dessous.
      Sur un ordinateur personnel, ce peut être éventuellement une autre touche du clavier (ESC, F2…) sur laquelle appuyer pour lancer l'UEFI. Tout dépend de la marque et du modèle de la machine. Il faut donc faire préalablement une recherche sur l'Internet pour obtenir l'information – typiquement avec les mots‑clef « boot menu » ainsi que le nom de la marque et le type de modèle.
      Bien évidemment, la sélection de la commande de démarrage sur clef USB peut également être différente.
    3. Vérifier le bon fonctionnement du poste de travail qu'avec ce système portatif. Pour cela, on peut par exemple :
      • ouvrir un dossier et explorer l'arborescence du système de fichiers ;
      • lancer le navigateur Firefox accessible directement par son icône orange dans la barre de tâche. S'assurer que la navigation est fluide.
  5. Installation du système sur le poste opératoire
  6. On aborde maintenant la partie la plus technique de la procédure, qui demande une grande vigilance. Toute saisie, toute option choisie doit être systématiquement vérifiée conforme aux indications du sujet.
    1. Cliquer sur l’icône Install Linux Mint située en haut à gauche sur le bureau, puis suivre la procédure de choix des paramètres régionaux :
      • pour la langue, choisir le français ;
      • pour le clavier, choisir French – French (alt.) bien adaptée à un usage moderne du clavier Azerty 102 touches usuel (ne pas garder l'option « legacy » sélectionnée par défaut) ;
      Cocher l’option Installer les codecs multimédia W pour permettre la lecture de toutes sortes de formats de fichiers audiovisuels.
      Dans la fenêtre Type d’installation, choisir l’option Autre chose et surtout pas l'option « Installer à côté de Windows Boot Manager » qui est cochée par défaut.
      On obtient alors une visualisation des disques durs du poste de travail et de leur partition en volumes comme sur la capture d’écran ci‑dessous (pour une machine avec deux disques durs dont l'un entièrement libre de 240 Go).
    2. Repérer le disque dur vacant – typiquement identifié par le chemin /dev/sdb, avec une taille de 160, 250 ou 500 Go qui a été libéré à la question 1.b) – et surtout pas celui affecté au système Windows.
    3. Attention ! Pour définir les trois partitions du futur système Linux Mint, il faut cliquer à chaque fois sur la ligne espace libre du disque vacant puis sur le bouton +.
      De plus, si l'on dispose d'un disque neuf qui n'a jamais été partitionné, il faut préalablement cliquer sur le bouton Nouvelle table de partition….
      • La première partition est réservée au système lui‑même et aux logiciels qui seront installés au fur et à mesure de l'utilisation du poste de travail. Elle doit être paramétrée comme indiqué ci‑dessous et conformément à la capture d'écran :
        • allouer une taille de 50 000 Mo (soit 50 Go) ;
        • garder les options par défaut – à savoir une partition primaire située au début de l'espace, avec un système de fichiers ext4 W ;
        • attribuer comme point de montage de la partition la racine / du système de fichiers.
      • La deuxième partition est réservée pour constituer un espace d'échange W – en anglais, swap – servant pallier une éventuelle insuffisance de la mémoire vive (RAM) du poste de travail en cours d'utilisation intensive (lorsque beaucoup d'applications fonctionnent simultanément). Elle doit être paramétrée comme indiqué ci‑dessous et conformément à la capture d'écran :
        • allouer une taille de 16 000 Mo (soit 16 Go) qui est égal à celui de la RAM du poste de travail ;
        • définir comme espace d'échange (« swap ») (un tel volume n'a pas de point de montage puis qu'il n'est pas lié au système de fichiers).
      • La troisième partition est réservée aux données des utilisateurs (fichiers) du poste de travail. Elle doit être paramétrée comme indiqué ci‑dessous et conformément à la capture d'écran (pour un disque de 160 Go) :
        • allouer comme taille tout l'espace restant sur le disque (ce volume pourrait éventuellement être réduit par la suite dans la perspective d'installer encore un autre système) ;
        • garder les options par défaut – à savoir une partition primaire située au début de l'espace, avec un système de fichiers ext4 ;
        • attribuer comme point de montage de la partition le répertoire /home du système de fichiers.
    4. Après la définition de ces partitions, on doit obtenir un résultat conforme à la capture d’écran ci‑dessous :
      • Vérifier que le périphérique sur lequel sera installé le programme de démarrage – le GRUB – est bien le même disque que celui sur lequel Linux sera installé (typiquement identifié par le chemin /dev/sda, cf. le bas de la capture d’écran ci‑dessus).
      • Appeler l'enseignant pour une vérification avant de cliquer sur le bouton Installer maintenant.
    5. En fait, le paramétrage de l'installation n'est pas tout à fait terminé. Il reste à préciser quelques choix concernant le compte de l'utilisateur par défaut du système (sachant qu'il serait possible par la suite de créer d'autres compte d'utilisateurs).
      • Pour la zone horaire W, garder le choix par défaut Paris puisque le poste de travail est situé en France métropolitaine qui est englobée dans une seule zone horaire – celle d'Europe centrale.
      • Pour les identifiants de l'utilisateur (cf. la capture d'écran ci‑contre), saisir impérativement :
        • comme nom d'utilisateur, le mnémonique elv (pour « élève ») ;
        • comme nom d'ordinateur, le code Snº salle-n où  le nombre n est le numéro du poste de travail donné par l'enseignant ;
        • comme mot de passe, exclusivement celui donné par l'enseignant (sachant que sous Linux, la saisie du mot de passe est requise à chaque opération nécessitant des droits d'administration et constitue ainsi une mesure de sécurité élémentaire).
      • Appeler l'enseignant pour une dernière vérification avant de cliquer sur le bouton Continuer pour lancer la procédure d'installation.
    6. Cette procédure d'installation n'est pas très longue – quelques minutes – car les postes de travail disposent d'une configuration matérielle satisfaisante et la clef d'installation opère sur un port USB 3.0. Une fois terminée, il suffit de redémarrer le poste.
    7. Attention, il faut attendre que le système demande de retirer le périphérique d'installation, c'est‑à‑dire la clef de démarrage. En effet, le système d'exploitation et les fichiers utilisés durant toute la procédure sont précisément stockés cette clef, donc la retirer prématurément compromettrait la bonne exécution de la commande de redémarrage.
  7. Prise en main du système et post‑installation
  8. Si l'installation s'est correctement déroulée, le poste opératoire redémarre en affichant très rapidement en mode terminal le menu du GRUB (cf. supra ). Son premier choix est le système Linux Mint qui s'auto‑active par défaut après 10 secondes de temporisation.
    Ensuite, le démarrage du système Linux Mint prend quelques dizaines de secondes – moins d'une minute s'il est installé sur un disque dur de type SSD W. Fermer la fenêtre de bienvenue automatiquement ouverte lors de ce premier démarrage.

    Le travail demandé ci‑après consiste à rendre le système opérationnel et ergonomique pour pouvoir commencer les travaux pratiques d'informatique dans les meilleures conditions. On recherche également une uniformité d'apparence du bureau entre les postes pour faciliter le travail d'encadrement des enseignants. Chaque étudiant est donc invité à renoncer à ses préférences personnelles – d'autant plus que chaque poste a vocation à être partagé entre plusieurs étudiants.

    1. Tout d'abord, on va supprimer la temporisation de choix du système d'exploitation au démarrage du poste dans le menu du GRUB (cf. supra ). La procédure est la suivante.
      • Avec l'explorateur de fichiers Nautilus (icône dans le panneau de lancement en bas de l'écran), ouvrir un dossier et, via le raccourcis Système de fichiers, accessible dans le panneau latéral gauche, ouvrir le dossier etc puis faire clic‑droit sur le dossier default et choisir l'option :
        Ouvrir en tant que super‑utilisateur
        (Il faut alors saisir le mot de passe du compte elv.)
      • Dans la fenêtre de ce dossier, éditer le fichier grub en faisant un double‑clic sur son icône – attention, ne pas confondre avec le dossier grub.d. Une fois ce fichier ouvert, modifier la ligne nº 8 comme ci‑dessous :  
      • GRUB_TIMEOUT=-1
        
        la valeur -1 codant l'absence de temporisation. Sauvegarder cette modification et quitter l'éditeur de texte.
      • Dans un terminal de commandes en lignes, saisir ensuite la commande de mise à jour ci‑dessous :
      • 		
        sudo update-grub
        La modification sera effective au prochain démarrage du poste de travail (qu'il n'est pas nécessaire d'exécuter maintenant).
    2. L'image du système qui vient d'être installée est figée depuis sa publication, elle est forcément un peu datée. On va donc effectuer en priorité toutes les mises à jours nécessaires à la sécurité et au bon fonctionnement du poste de travail. Pour cela, cliquer sur l'icône de Synaptic, le gestionnaire de mises à jour – en anglais, update manager – à droite dans le tableau de bord (dit « panneau ») et effectuer la procédure suivante.
      • Tout d'abord, il est préférable choisir un miroir de dépôt local, c'est‑à‑dire d'un pool de serveurs contenant une copie des fichiers de mise à jour originaux, mais situés dans une zone géographique proche du poste de travail. En évitant ainsi de surcharger les routes de l'Internet ainsi que les serveurs principaux de Linux Mint, cela diminue les temps de téléchargement des mises à jour pour l'utilisateur du poste.
      • Les différents miroirs répertoriés s'affichent de façon dynamique dans l'ordre des débits décroissants. Mais dans une salle informatique d'enseignement, il est recommandé de ne pas utiliser le même miroir pour tous les postes de travail. Pour le choix, suivre les recommandations de l'enseignant.
      • Le gestionnaire de mises à jour peut demander également sa propre mises à jour. Dans ce cas, il faut y procéder en priorité.
      • Ensuite, cliquer sur le bouton Installer les mises à jour. Cette opération prend en général plusieurs minutes. En cliquant sur le bouton Afficher les détails, on peut suivre en temps‑réel la sortie texte de la procédure comme dans un terminal.
      • En cas d'échec d'une mise à jour, on peut tenter une alternative en saisissant dans un terminal de commandes en lignes :
      • 		
        sudo apt update
        sudo apt upgrade -y
      En règle générale, après un grand nombre de mises à jour, en particulier du noyau Linux, il est recommandé d'effectuer un redémarrage du poste avant toute autre installation.
    3. Pour un meilleur confort visuel, on va adopter un thème sombre d'apparence du bureau. Attention, les réglages suivants sont impératifs, l'uniformisation des postes de travail facilitant grandement la maintenance collective.
      • Dans le menu principal (bouton tout à gauche du tableau de bord), sélectionner le bouton Paramètres systèmes - centre de contrôle (cf. icône ci‑contre).
      • Dans la fenêtre ainsi ouverte, à la première section Apparence, cliquer sur le bouton Thèmes et effectuer les choix conformes à la capture d'écran ci‑dessous :
    4. On va également faire apparaître quelques icônes utiles à placer sur le bureau, en procédant comme il suit.
      • Faire un clic‑droit sur le bureau et choisir la commande Personnaliser dans le menu contextuel ;
      • Dans la fenêtre de dialogue ainsi ouverte, choisir la taille des icônes Moyenne, cliquer sur le lien Paramètres du bureau.
      • Activer les icônes Poste de travail, Dossier personnel et Corbeille.
      • Dans la fenêtre de dialogue précédente, ajuster le curseur d'espacement vertical de la grille d'aimantation pour prévenir le chevauchement des icônes voisins.
    5. On va maintenant optimiser la présentation de l'explorateur de fichier Nautilus. Pour cela, commencer par cliquer sur le raccourci Fichiers dans le tableau de bord pour ouvrir une fenêtre d'exploration ; dans le menu Édition, sélectionner la commande Préférences.
      • Sélectionner la rubrique Vues, choisir l'option Vue en listes pour l'ouverture des nouveaux dossiers et cocher la case hériter le type de vue du parent.
      • Sélectionner la rubrique Colonnes de listes et cocher les cases Propriétaire et Permissions.
      • Sélectionner la rubrique Barre d'outils et ajouter les boutons Nouveau dossier et Ouvrir dans un terminal.
      • Sélectionner la rubrique Menus contextuels et cocher la case Créer un lien.
      Fermer la fenêtre de préférences et tester ces diverses fonctionnalités.
    6. Pour plus d'efficacité dans l'utilisation du poste de travail, on va également installer  – des raccourcis d'accès à certains accessoires du système dans le panneau inférieur (bottom panel) du bureau – ce qu'on appelle communément la barre de tâche. Pour chaque accessoire listé ci‑dessous, il faut :
      • le trouver dans le menu principal grâce à la barre de recherche ;
      • faire un clic‑droit sur son icône et sélectionner la commande Ajouter au panneau.
      Les accessoires d'usage courant pour les activités de travaux pratiques d'informatique sont les suivants :
      • Le moniteur système permet d'afficher la liste des processus W en cours d'exécution sur le poste de travail, de suivre en temps‑réel la consommation des ressources (processeur, mémoire, etc.).
      • La table de caractères permet de trouver n'importe quel caractère d'une police donnée, de le sélectionner et l'insérer dans un fichier par copier‑coller.
      • La capture d'écran permet de générer une image matricielle de tout ou partie de ce qui est affiché sur le moniteur, avec le format .png par défaut.
      • La calculatrice permet d'effectuer des calculs mathématiques. Elle est proposée avec plusieurs modes de fonctionnement : basique, avancé, programmation, etc.
      • Celluloid est un lecteur de fichiers audio et vidéo. Rudimentaire, il présente l'avantage d'être très simple d'emploi.
      • Le créateur de clé USB permet de « graver » des clefs de démarrage de système (cf. supra ).
      De la même manière, on peut créer un raccourci pour la suite bureautique LibreOffice W qui est pré‑installée avec Linux Mint.
    7. Avant de procéder à l'installation de logiciels supplémentaires, on va permettre l'accès du navigateur Firefox aux sites web via le protocole https. En effet, cet accès est en principe interdit aux postes hors‑domaine pédagogique par le serveur proxy académique () – ce qui est le cas des ordinateurs de la salle de TP lorsqu'ils opèrent sous Linux. Néanmoins, la DSI régionale permet l'usage d'un navigateur à condition d'installer un certificat SSL spécifique. La procédure est la suivante.
      • Télécharger le certificat nommé RIDF CA.crt via le lien spécifiquement fourni pour chaque navigateur sur la page web accessible via l'URL :
        http://certificat-info.lycees.net
        sachant que ce certificat est le même quel que soit le système d'exploitation utilisé (seule la procédure d'installation peut changer).
      • Dans le navigateur Firefox, ouvrir la page des paramètres et accéder à la rubrique des certificats via le menu :
        Vie privée et sécurité/Afficher les certificats
      • Dans la fenêtre Gestionnaire de certificats ainsi ouverte, sélectionner l'onglet Autorité puis cliquer sur le bouton Importer…
      • Sélectionner le certificat préalablement téléchargé (par défaut dans le répertoire Téléchargements) puis, avant de valider, cocher les deux cases :
          ☑ Confirmer cette AC pour identifier des sites web.
          ☑ Confirmer cette AC pour identifier les utilisateurs de courrier.
        Remarque. Le contenu du certificat peut être visualisé, ce qui est pertinent à titre de découverte pour des étudiants en cybersécurité.
    8. Sous Linux, l'installation de logiciels peut être plus complexe que sous Windows. Il existe plusieurs manières de procéder, selon la source des logiciels. À titre d'exemple, on va installer deux logiciels d'usage courant listés ci‑dessous.
      • Chromium W est un navigateur libre sur lequel Google Chrome se base, et qui présente l'avantage d'être exempt de télémétrie W. En complément de Firefox, lorsque l'on est confronté à un problème d'accès ou d'affichage d'une page web, Chromium peut constituer une bonne alternative.
      • Gimp – pour GNU Image Manipulation Program W – est un logiciel libre et gratuit d'édition d'images. Très puissant, il offre une bonne alternative à Photoshop.
      Ces deux logiciels sont faciles à installer car ils sont disponibles dans la logithèque, c'est‑à‑dire l'utilitaire du système qui donne accès aux applications référencées – elle est directement accessible dans le menu principal (cf. l'icône ci‑contre).
      Une fois que la fenêtre de la logithèque est ouverte, il faut trouver l'application voulue. On peut procéder :
      • soit par catégories (bureautique, programmation, etc.) en cliquant sur le bouton approprié dans cette rubrique ;
      • soit en saisissant directement le nom de l'application dans la barre de recherche.
      Dans tous les cas, il faut veiller à ne pas confondre l'application cherchée avec une autre ou avec un module complémentaire de cette application, qui posséderait la même icône. La lecture du descriptif est impérative. De plus, il est recommandé de privilégier l'option par défaut du paquet système et non pas des solutions comme flatpack.
      Après avoir sélectionné le bon logiciel, il suffit de cliquer sur le bouton vert Installer.
      Lorsque cette procédure terminée, on peut lancer immédiatement le logiciel pour vérifier son bon fonctionnement. On peut aussi le retrouver dans le menu principal en saisissant son nom dans la barre de recherche et, comme pour les accessoires (cf. supra ), lui créer un raccourci dans le tableau de bord. À la fin, on doit donc obtenir un tableau de bord conforme à la capture d'écran ci‑contre.
      Remarque. Pour pouvoir accéder aux sites web via le protocole HTTPS avec le navigateur Chromium, comme cela a été expliqué pour Firefox, il est nécessaire d'installer un certificat SSL émis par la DSI de la région Île‑de‑France. La procédure est similaire (cf. supra ).
    9. Enfin, pour un meilleur affichage des sites web et des documents de bureautique, on va télécharger et installer quelques polices de caractère très usuelles, notamment celles du noyau Microsoft. Pour cela, effectuer les étapes suivantes.
      • Dans un terminal de commandes en ligne, saisir :
      • 		
        sudo apt install ttf-mscorefonts-installer
        Cette installation s'effectue par le biais d'une fenêtre d'interface semi‑graphique qu'il suffit de suivre, en acceptant la licence d'utilisation (EULA W).
      • Une fois l'installation terminée, il faut mettre à jour la mémoire cache du système concernant les polices installées. On procède via les commandes :
      • 		
        sudo fc-cache -vr
        fc-list
        et on obtient en sortie la liste de toutes les polices du système, qu'on retrouve dans le répertoire :
        /usr/share/fonts
        sachant que celles que l'on vient d'installer sont dans le sous‑répertoire :
        /truetype/msttcorefonts
      • Pour compléter ce jeux de polices, on peut désormais copier dans ce répertoire d'autres polices Microsoft, notamment Cambria  et Calibri , à télécharger puis extraire via les liens indiqués.
      • On peut aussi installer des polices Google, comme Caladea et Carlito, qui constituent des alternatives aux deux précédentes. On procède via les commandes :
      • 		
        sudo apt install fonts-crosextra-carlito fonts-crosextra-caladea
        sudo fc-cache -vr
        et on peut vérifier que les fichiers .ttf de ces polices sont bien présents dans le répertoire :
        /usr/share/fonts/truetype/crosextra
      • Pour finir, on installe dans ce même répertoire la police Google Source Code Pro , à télécharger puis extraire via le lien indiqué. Il s'agit d'une police à chasse fixe qui est très utilisée en codage (cf. chap. C2‑X ).